Chasse aux produits phytosanitaires !

 

Jardiner peut être un plaisir, une passion qui permet des récoltes naturelles de fruits et légumes et le fleurissement des abords de nos maisons. Mais l’impact sur la santé et l’environnement des produits phytosanitaires, dits pesticides, utilisés dans la pratique du jardinage, n’est pas négligeable.

 

Avec près de 65 000 tonnes de produits phytosanitaires vendus par an, la France est le 1er consommateur européen et le 4ème mondial. Même si seulement 10% de ces produits sont destinés aux espaces verts et aux jardins privés, ils seraient à l’origine de 30 % de la pollution des eaux par les pesticides, le reste provenant de l’agriculture.

 

Jardiniers, vous avez une part de responsabilité, comme les autres utilisateurs, dans la pollution des eaux par les pesticides. Pour préserver notre terre et notre eau si précieuse, supprimez leur utilisation dès que possible.

 

Afin de montrer l’exemple, en juillet 2011, la Communauté de Communes de St-James a signé la charte d’entretien des espaces publics. Par cette charte, elle s’engage progressivement à :

-          Niveau 1 : traiter mieux,

-          Niveau 2 : traiter moins,

-          Niveau 3 : ne plus traiter du tout chimiquement.

 

Fin 2011, un diagnostic des pratiques de la collectivité a été réalisé. Il s’avère que seuls la piste de l’ancien stade et les allées piétonnes de la zone d’activité de la Croix Vincent sont entretenus chimiquement.

 

En 2012, la collectivité va tester des solutions alternatives à l’utilisation de ses produits phytosanitaires. Elle songe également à optimiser ces pratiques afin de dégager du temps sur l’entretien de certains espaces.

 

 

1.  Empêcher les herbes de pousser

 

-         Le paillage des massifs permet d’empêcher la pousse des herbes, apporte de la matière organique au sol en se décomposant et réduit les arrosages.

 

 

 

-          Mise en place de plantes couvre-sol (millepertuis, lierre, chèvrefeuille, géranium vivace…) sur les zones difficile d’entretien comme le pied des arbres, des murs ou sur les talus.

 

 

 

 

 

 

2.  Gérer différemment la pousse de l’herbe

 

Suivant le type d’espaces verts « zones très soignées » ou « zones plus naturelles », la pousse de l’herbe peut être gérée différemment :

 

-          Diminuer les fréquences de tontes sur des espaces non fréquentés par le public.

 

-          Ne tondre que les espaces nécessaires : laisser les angles, pieds d’arbre et de haie pour le plaisir de la biodiversité.

 

-          Broyage fauchage : dans les zones humides, l’herbe peut-être broyée en fin de saison. (Ex au Bas des Rivières à St-James)

 

3.  Désherber non chimiquement

 

Il existe du matériel pour désherber sans produits phytosanitaires tels que le balayage mécanique, le désherbeur thermique, à gaz, à infrarouge, à mousse végétale, à vapeur ou eau chaude, l’arrachage mécanique et manuel.

Il n’y a pas une bonne et une seule technique pour remplacer les produits phytosanitaires, mais une combinaison de techniques alternatives.

 

 

 

4.  Pensez à l’entretien dès la conception d’un aménagement

 

 Par exemple :

-          Supprimer l’enrobé en pied de mur pour implanter des végétaux telles des vivaces

 

-          Mettre au même niveau la voierie et les trottoirs (limiter les bordures, les joints)

-          Cimenter les pieds de poubelles et bancs pour limiter les mauvaises herbes

-         

Changeons nos cultures du tout propre.

Quoi de plus laid, de plus triste qu’une bande de terre mise à nue, avec trois herbes grillées, sur laquelle toute vie est bannie ?

 

Acceptons la végétation spontanée sur l’espace public !

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